Bancarisation

Représentant la part de la population d’un pays ayant accès aux services bancaires, la bancarisation apparaît comme un repère particulièrement utile pour mesurer le développement d’un pays, un résultat élevé, tel que celui de la France, où ce taux est aujourd’hui de 99 %, traduisant un fort développement, alors qu’un taux moins haut reste à constater dans les pays émergents, à l’image de l’Inde où celui-ci peine à dépasser les 40 %.

Pouvant être influencée par une multitude de facteurs, la bancarisation reste, de manière générale, freinée par la méfiance des usagers envers le système bancaire et l’impossibilité, pour certains ménages ne disposant pas de revenus suffisants, d’accéder aux services bancaires, ces derniers représentant, en effet, un risque pour les établissements.

Devenue aujourd’hui nécessaire à la vie quotidienne, la bancarisation préoccupe ainsi le législateur, qui entend donner, à tous les citoyens, les moyens de mener une existence normale, celui-ci ayant ainsi élaboré le droit au compte bancaire, qui permet, aux personnes rejetées par l’ensemble des établissements, de se tourner vers la Banque de France pour obtenir la désignation d’un prestataire, qui se trouve alors dans l’obligation de fournir les services les plus élémentaires.

Faisant donc, aujourd’hui, référence à un outil devenu fondamental dans notre société moderne, la bancarisation constitue aussi un indice de développement relativement important pour les experts, leur permettant ainsi de juger, sur un élément objectif, la nécessité, pour une population, de détenir un compte bancaire, témoignant ainsi clairement du degré de développement du pays ou du secteur ainsi étudié.