Chèque

Apparu en 1742 en Angleterre et adopté dès 1826 par la Banque de France, le chèque est un moyen de paiement scriptural permettant de faire transiter des sommes d’argent d’un compte bancaire à un autre. Se voyant aujourd’hui concurrencé par des solutions plus modernes, tels que la carte bancaire, celui-ci reste, malgré tout, encore largement utilisé par les usagers français, qui continue de lui accorder leur confiance.

Valable en France, durant un an et huit jours après son émission, l’établissement d’un chèque obéit à des règles particulièrement strictes, celui-ci devant notamment obligatoirement comporter un certain nombre d’informations, telles que la date et le lieu d’émission, l’identité du bénéficiaire, le montant de la transaction en chiffres et en lettres, ainsi que la signature de l’émetteur, l’oubli de l’une de ces informations rendant le chèque non valable.

Nécessitant, pour que le transfert auquel il fait référence soit réalisé, que l’émetteur dispose des fonds nécessaires sur son compte bancaire, le chèque présente un certain nombre de risques pour son bénéficiaire, celui-ci pouvant, en effet, voir la transaction rejetée par l’établissement bancaire de son débiteur, nécessitant alors, de sa part, la mise en place d’une procédure de recouvrement, donnant lieu à un certain nombre de sanctions.

Soumis à la concurrence des moyens de paiement électroniques, le chèque voit aujourd’hui peu à peu son utilisation diminuer, à tel point qu’un certain nombre de pays l’ont déjà abandonné, la France restant toutefois en la matière une exception, dans la mesure où les usagers continuent encore largement à recourir à celui-ci, contribuant donc à son maintien malgré la volonté, de certains acteurs du secteur économique, de le faire disparaître.