Dossier Capital : les banques à suivre et à éviter

Malgré la crise économique et l’impact de la dette grecque, l’année 2011 s’est avérée très rentable pour les banques qui comptent plusieurs milliards de bénéfices. Ces résultats s’expliquent, majoritairement, par les « bonnes » opérations bancaires, à l’image de celles de la Société Générale, qui représentent près de 60 % du total de leur profit. Pour l’année 2012, les banques devront, en plus, faire face aux ralentissements des demandes de crédits, ce qui risque d’augmenter – encore davantage – les frais de gestion des comptes courants et de réduire les performances des produits d’épargne…

En fonction de votre catégorie socio-professionnelle, le magazine Capital a dressé, les meilleures banques à suivre ainsi que celles à éviter. Pour réaliser son enquête, il a étudié l’offre de 110 établissements pour 7 clients types.

Le cadre supérieur. Avec un coût annuel de compte entre 110 à 125 €, le cadre supérieur a tout intérêt à se tourner vers les banques en ligne, comme Fortuneo, Boursorama et ING Direct. En plus, elles proposent des solutions de placements avantageuses, offrant entre 2 693 et 2 761 € de gains par an. A l’inverse, le cadre supérieur est invité à éviter soigneusement la Caisse d’épargne Languedoc-Roussillon ou Côte d’Azur et la Banque Populaire Lorraine Champagne, qui généreront – à profil égal – moins de profits.

Le retraité. Adepte du contact relationnel, le retraité choisit souvent des banques, dotées d’agence physiques. Compte-tenu de cette donnée essentielle, il serait préférable, pour lui, de s’orienter vers des organismes mutualistes comme la Macif, le Crédit Coopératif ou BNP Paribas, susceptibles de lui prodiguer les meilleurs investissements, sans occasionner un coût de gestion de ses comptes courants trop important. A contrario, le retraité doit absolument éviter le Crédit Agricole Centre Ouest, Sud Rhône Alpes ou Languedoc.

Le cadre. Fortement plébiscitée par les banques en ligne (Fortuneo, Boursorama ou ING Direct), la catégorie socio-professionnelle « cadre » bénéficiera d’un coût annuel du compte entre 40 et 50 € dans ces établissements pour un gain potentiel, issu de ses placements, entre 1 512 et 1523 €. Par contre, le solde sera moins intéressant auprès de la Banque Populaire Lorraine Champagne ou Massif Central et le Crédit mutuel Océan.

L’employé. Doté d’une petite épargne (base de 6 000 €), l’employé ne bénéficiera pas d’un solde positif dans près de la moitié des banques françaises ! En effet, entre le coût de gestion de compte courant et les gains potentiels de ses placements, le meilleur solde qu’il pourra espérer sera auprès des banques en ligne (Boursorama, ING Direct et Fortuneo), de la Macif et de La Banque Postale.

Le commerçant. Le profil du commerçant bénéficie des performances les plus homogènes, même si celles des banques en ligne restent légèrement supérieures. A l’image de Fortuneo et de ses 49 € de coût annuel de compte pour 1 901 € de gains issus de placement. En queue de classement, on retrouve la Banque Populaire Sud, le crédit mutuel Dauphiné Vivarais et le CIC qui offrent une solde inférieur de 500 à 600 € par rapport à leurs homologues sur Internet.

Le chef d’entreprise. La disparité des offres est impressionnante pour la catégorie des chefs d’entreprise : entre les meilleurs organismes et les plus « mauvais », on compte près de 10 000 € d’écart de gains ! Cette catégorie est, donc, invitée à préférer Fortuneo, la Banque privée Européenne et La Net Agence au détriment des Caisses d’épargne Rhône-Alpes, Côte d’Azur et Languedoc-Roussillon.