Les banques en ligne adoptées en seconde banque

Suite à deux enquêtes successives réalisées fin 2010 et début 2011, monabanq. a obtenu des informations plus précises sur le type et les usages de la clientèle d’une banque en ligne. Il apparaît que le profil urbain et de cadre supérieur de ses clients est d’abord attiré par les super livrets et les tarifs avantageux, plutôt qu’à la recherche d’une banque principale. Question de génération ? 

Les équipes de monabanq. ont interrogé fin 2010 plus de 1700 personnes titulaires d’un compte en ligne pour mieux connaître leur usage des produits et services bancaires des établissements virtuels. Ces informations qualitatives ont été complétées par une étude du Credoc début 2011 sur un panel d’environ 300 clients de monabanq. pour tracer le portrait robot du client type. Si l’échantillonnage est à première vue peu représentatif, les enseignements qui en sont tirés sont plutôt cohérents avec les conditions actuelles posées par les banques en ligne.

Une clientèle urbaine et de cadres supérieurs

Le portrait robot du client de monabanq. correspond à une personne diplômée dont le foyer fiscal est aisé et propriétaire de son logement. 65 % des clients interrogés ont effectué des études supérieures et 76 % d’entre eux disposent de revenus nets mensuels supérieurs à 1830 €, proportions supérieures aux moyennes nationales. Parmi les personnes interrogées, elles sont 7 sur 10 à être propriétaires de leur habitat ou accèdent à la propriété. Etablie professionnellement et disposant d’un patrimoine, la clientèle monabanq. est à 62 % masculine et 56 % des clients interrogés sont âgés de 25 à 44 ans. La forte présence de cette génération ne surprend pas puisqu’elle est en phase avec l’entrée dans la vie active et la maîtrise d’internet.

Cantonnée à un rôle de banque secondaire

Jusqu’à présent, les banques en ligne ont fait prévaloir des offres de Livret d’épargne à taux boostés et ont construit leur réputation sur la performance de leurs fonds. L’argument apporté par leur clientèle pour les rejoindre est justement leurs avantages tarifaires et leurs offres d’épargne. Début 2011, 56 % des clients en ligne déclarent détenir au moins un livret d’épargne, et 1 sur 5 en possède plus de deux. Les offres promotionnelles se succédant, les consommateurs ont été incités à ouvrir autant de livrets dans chacune de ces enseignes, créant un phénomène de multibancarisation. D’après l’enquête du Crédoc, 17 % des usagers sont clients dans plusieurs banques en ligne. Il semble que leur forte identité de spécialiste de l’épargne les ait maintenues en 2011 dans un rôle de banque secondaire.

Les différents sondages de consommateurs attestent qu’ils n’ont pas encore franchi le pas de rejoindre une banque en ligne en tant que banque principale. Ils ne sont que 12 % des clients interrogés à l’avoir fait. Les chiffres de monabanq. sont supérieurs à cette moyenne nationale puisque 43 % des nouveaux clients 2010 déclaraient l’avoir rejointe en qualité de banque principale.

Cependant, une évolution est en cours puisque 31 % des sondés dont les comptes sont tenus par d’autres enseignes déclaraient avoir l’intention de changer de banque pour une banque en ligne. De plus, les enseignes virtuelles communiquent plus aujourd’hui sur les avantages de leur compte courant sans frais, avec carte bancaire gratuite.